Le 13 juillet, c'est le dernier concert de la B.A.S.E. !!
Le 13 juillet, c'est le dernier concert de la B.A.S.E. !!
On fait quoi maintenant ?
Un goûter le 1er mai (Big Up aux travailleureuses) pour discuter et organiser plein de choses pour les mois prochains.
Quartier sauvage
Contre la B.A.S.E., la répression s'organise.
Après 9 mois d'occupation, d'activités, de rencontres, d'ateliers, de discussions et d'apprentissages, un huissier est passé...
Nous avions rdv le 4 février au tribunal, pour qu'on s'explique, qu'on se justifie d'être des squatteur.euses, d'occuper "sans droit ni titre" un immeuble.
On se fait taper sur les doigts pour ne pas avoir demandé d'autorisation avant d'investir ce lieu pour y installer nos vies, pour les partager avec le plus de monde possible en donnant de la matière à nos envies. Un lieu pour ne plus simplement crier nos revendication, mais les mettre en pratique, coup de sifflet, y'a faute!
Tant pis pour nous, les règles de la partie en cours sont pourtant claires : rêve, éspère, ne revendique pas trop et seulement quand on te le permet, vote pour la saveur de l'année et consomme le spectacle politicien, mais surtout : CAUSE TOUJOURS...
Non pas que ca nous déplaise, causer on aime ça, causer de tout et de rien, déconner du primordial ou aborder l'inutile avec sérieux. D'ailleurs si on squatte c'est parce qu'on a beaucoup causé avant... de la propriété privée, de l'argent, de la spéculation, de la notion de justice et de celle de vol...
Et en vivant à la B.A.S.E. les causeries sont devenues encore plus fréquentes, plus vives, plus diverses. On parle, on partage nos réflexions, nos intelligences, on s'affranchit des règles imposées pour toujours mieux discuter. Enfin on pense aux règles on réinvente le jeux, le but c'est de kiffer le maximum, de s'amuser tout au long de la partie et de l'emporter ensemble en essayant de ne jamais faire de perdant.e.s.
On cause partout, avec tout le monde, et oui, on causera toujours, mais sans jamais s'en contenter,
parce que causer nous donne beaucoup trop d'idées pour ne pas expérimenter les meilleures.
Et quelle bonne idée, que d'autres ont eu avant nous et continuerons à avoir après.
Ca vaut le coup
Et on continue d'en profiter le Samedi 12 Mars à partir de 19 H (voir dans la colonne de droite le programme!)
Près du port autonome, au 213 Cours Balguerie-Stuttenberg à Bordeaux, un grand immeuble laissé à l'abandon depuis plus de 10 ans.
Ce lieu de vie et d'activité autogérées et gratuites est ouvert depuis 8 mois. Il est géré par un collectif qui tente de construire d'autres rapports sociaux débarrassés de toutes formes de domination et de hiérarchie.
Mardi 14 décembre, un huissier est venu annoncer aux squats de la B.A.S.E et de Chantecrit le début d'une procédure d'expulsion. A peine trois semaines plus tard, nous sommes assigné.e.s en justice. Le procès se tiendra le 4 février 2011 au tribunal d'instance.
Nous n'attendons pas de la justice qu'elle nous protège, légitime notre action ou rende un bon jugement. Cette procédure voudrait mettre fin à tout ce que les habitant.e.s du quartier et des militant.e.s ont construit ici : repas collectifs, projections de films, zone de gratuité, réunions-discussions, ateliers vélo, ateliers couture, info-kiosque...
Nous refusons de partir, affirmant la nécessité de lieux hors des rapports marchands (combien tu gagnes, on s'en fout/ t'as pas de thunes ramène ta gueule quand même) et remettant en cause le droit de propriété privé (j'ai un p'tit papier j'peux laisser cet endroit vide alors que des gen.t.es crèvent dehors) qui aboutit à l'abandon d'immeubles comme celui-ci. Nous revendiquons un droit d'usage par la réappropriation d'espaces inutilisés.
Nos cas ne sont ni isolés, ni anodins. Les politiques de restructuration, de la ville impliquent la disparition de tout lieu autonome. On vire, on déloge les indésirables (ceux qui n'ont pas de sous) de Bastide, de Bacalan ou de Belcier pour les remplacer par de belles vitrines et autres cafés hors de prix.
Près du port autonome, au 213 Cours Balguerie Stuttenberg à Bordeaux, un grand immeuble laissé à l'abandon depuis plus de 10 ans.
La logique de la propriété privée veut qu'un bâtiment soit pour son/sa propriétaire une source de profits. S'il reste vide ce n'est que pour attendre que sa valeur augmente … pour en tirer un bénéfice. Entendons nous bien, nous refusons le simple fait de gagner de l’argent en louant un toit.
Alors que tant se crèvent à payer leurs loyers, quelques-un(e)s amassent le pognon.
C'est pourquoi nous avons décidé d'occuper ce lieu sans l’autorisation , qui de toute manière nous aurait été refusée. Nous tentons d’y construire un espace libéré des rapports de domination et des rapports marchands. Pour cela nous essayons de fonctionner sans chef(fe)s ni spécialistes et d'exclure toute violence physique ou verbale.
Nous nous organisons par nous mêmes tout simplement parce-que ce que nous désirons, aucun parti ne le propose. Nous refusons de participer à la « politique », qu'elle soit de gauche ou de droite car elle a toujours privilégié une minorité, celle qui détient le pouvoir et l'argent, celle qui gère le maintient des inégalités.
Ce lieu permet de vivre mieux. La B.A.S.E. s’inscrit dans une dynamique de réappropriationde l’espace en refusant les logiques
de la propriété privée. Elle entend rassemblerdes gens qui se sentent en lutte, tisser des liens d'entraides qui vont de la débrouille du quotidien à la
construction, l'organisation de résistances.
Nous avons aménagé cet endroit de sorte qu'une partie soit réservée aux habitant(e)s et qu'une autre soit destinée à des activités. Terrain d’expérimentations individuelles et collectives, de diffusion de pratiques et d’idées, la B.A.S.E. est ouverte aux initiatives (réunions, débats, bouffes, projections... et autres!)
Une réunion aura lieu le premier dimanche de chaque mois ouverte à tous et à toutes afin d'organiser les différentes activités . Un programme sera affiché sur la vitrine.
La B.A.S.E. est morte, vive la B.A.S.E. !